“Ce qu’on espère a plus de valeur que ce qu’on attend”
Aldo Leopold in “Almanach d’un comté des sables”
L'attente nous fige, surtout ne rien faire qui puisse gâcher le peu qui nous reste. C'est un regard de pénurie, qui installe une bien triste dépendance aux aléas de la vie dans un cœur déjà souffrant.
L'espoir, lui, est une émotion puissante qui nous donne courage et persévérance.
Grâce à l'espoir, on peut distinguer le bel ensoleillement qui pourrait pointer derrière ces lourds nuages. Il nous permet de rester en mouvement.
L'espoir est un regard d'abondance et d'optimisme : ce sont nos difficultés qui donneront toute sa valeur à notre résilience. Plus lourds sont les nuages, plus belle sera la percée du soleil.
Et si vous avez tendance à trop voir le mauvais côté des choses, je peux vous aider.
Un matelas de pierre.
Le regard que l'on porte sur la chose est souvent plus important que la chose regardée.
Ici, on peut choisir de voir la dureté du granit insensible aux marées millénaires ou l'étrange moelleux de ces formes presque vivantes.
Du minéral ou du vivant.
Alors que le minéral est une évidence, ce vivant est un choix. Nous voyons ce que nous regardons, ce que nous choisissons de regarder.
En Gestalt, c'est la différence entre la victime des circonstances, des autres, de la fatalité et le créateur qui, pour une fois, choisit de regarder autre chose : ici, la douceur et la vie.
Notre pouvoir commence souvent par quelque-chose qui pourrait sembler insignifiant : changer notre regard sur les choses.
Instant suspendu
Le soir tombe sur le parc vidé du foisonnement de joie désordonnée qui l'emplissait tout récemment et déjà la lumière dorée des lampadaires remplace celle du jour finissant.
Ce vide un peu soudain est à la mesure de cette vie qui débordait alors, sonore et mouvementée. On sent bien que, tout en étant plus vide, ce vide est plein. Il est riche, comme un terreau où quelque chose va germer.
En Gestalt, on appelle ça le vide fertile, le vide créateur. Il est peut-être inconfortable mais il est indispensable à l'émergence de la nouvelle idée. Oui, celle qui se pointe comme une évidence. Évidente ou juste enfin possible ?
C'est dans ce vide que notre esprit se repose et laisse la place, sans contrôle, sans décision, à un nouvel élan.
La fin d'une chose est toujours le début d'une autre.